Abbaye Saint-Ruf d'Avignon dans le Vaucluse

Patrimoine classé Eglise fortifiée Abbaye Eglise romane

Abbaye Saint-Ruf d'Avignon

  • 16 Boulevard Roux Renard
  • 84000 Avignon
Abbaye Saint-Ruf dAvignon
Abbaye Saint-Ruf dAvignon
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Abbaye Saint-Ruf dAvignon
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1039
Cession initiale
1158
Transfert du siège
Fin du XIe siècle
Développement abbatial
XIIe siècle
Rayonnement européen
XIVe siècle
Conciles provinciaux
1763
Destruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes de l'ancienne abbaye : classement par liste de 1889

Personnages clés

Benoît Évêque d'Avignon ayant cédé le lieu en 1039.
Adrien IV Futur pape ayant rejoint les chanoines réguliers de l'abbaye au XIIe siècle.
Gasbert de Valle Camérier de Jean XXII et archevêque d'Arles ayant présidé les conciles de 1326 et 1337.

Origine et histoire de l'Abbaye Saint-Ruf 

L'ancienne abbaye Saint-Ruf d'Avignon, située avenue du Moulin-Notre-Dame à Avignon (Vaucluse), est un établissement religieux en partie détruit dont les vestiges ont été classés monuments historiques par la liste de 1889. Dédiée à saint Ruf, elle fut le siège des chanoines réguliers de Saint-Ruf et se développa à la fin du XIe siècle à partir d'un lieu de culte périphérique d'Avignon, documenté par la cession de 1039 faite par Benoît, évêque d'Avignon, à quatre clercs désirant « vivre religieusement ». Des fouilles ont mis au jour une nécropole paléochrétienne sur le site, mais l'identité exacte du saint demeure incertaine ; certaines traditions l'ont présenté comme premier évêque d'Avignon ou comme Rufus, fils de Simon de Cyrène. Soutenue par la papauté grégorienne et par les comtes de Barcelone, l'abbaye devint au XIIe siècle un foyer important de la réforme canoniale dont les coutumes se diffusèrent largement en Europe, et donna naissance à un ordre religieux d'étendue moindre mais au rayonnement notable. Le futur pape Adrien IV joignit les chanoines réguliers de l'abbaye au XIIe siècle. En 1158, le siège de l'ordre fut transféré à Valence après des différends avec le chapitre cathédral d'Avignon; le site d'Avignon devint alors un prieuré rufinien annexé aux revenus des abbés de Saint-Ruf. Fortifiée au XIIe siècle, l'abbaye conserva toutefois des fonctions religieuses et accueillit deux conciles provinciaux au XIVe siècle, en 1326 et 1337, présidés par Gasbert de Valle, camérier de Jean XXII et archevêque d'Arles. Le culte de saint Ruf se répandit hors du diocèse d'Avignon, en Dauphiné, en Provence, en Espagne, en Italie du Nord et en Terre sainte, et le rayonnement artistique de Saint-Ruf paraît avoir été important. L'abbatiale fut partiellement détruite en 1763.

Des démolitions ordonnées par les derniers abbés et des destructions postérieures à la sécularisation ont laissé principalement le chevet, le clocher, le transept et un départ de nef. Le clocher présente des niveaux inférieurs en moellons avec chaînages d'angle en pierres de taille en grand appareil, tandis que le niveau supérieur est entièrement bâti en pierres de taille assemblées en grand appareil irrégulier ; chaque face est percée de baies géminées séparées par une colonnette. Le chevet se compose d'une abside polygonale encadrée de deux absidioles semi-circulaires ; l'abside centrale est percée de trois fenêtres, la fenêtre axiale étant ornée d'une archivolte à triple voussure soutenue par deux colonnettes cannelées, et les fenêtres latérales encadrées d'un boudin surmonté d'une frise de dents d'engrenage. Le transept, derrière le chevet, conserve des traces de fortification. Le chœur, voûté en cul-de-four, est orné de trois fenêtres encadrées de colonnettes au décor varié; la fenêtre centrale présente une décoration plus riche avec l'intrados et l'archivolte ornés de frises de billettes. Le chœur est précédé d'un arc triomphal soutenu par deux pilastres imposants à fût cannelé, surmontés d'un boudin reposant sur deux colonnettes. La nef, qui comptait cinq travées voûtées en berceau, laisse en ruine une abondante décoration d'inspiration antique typique de l'art roman provençal, avec colonnes et pilastres cannelés, chapiteaux à feuilles d'acanthe et un entablement d'allure antique. Un chapiteau représentant le Songe de Joseph, daté vers 1145, est conservé au musée du Petit Palais à Avignon.

Liens externes